iNTR0DUCTi0N

iNTR0DUCTi0N
A feeling of hatred
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Dans la vie il-y-a les baiseurs et les baisés, je fais partie de cette première catégorie. Enfin faisait jusqu'à ... cette seconde .

Cette seconde de la vie où tout le monde y passe, où même les baiseurs se font baiser. Mais même à cette seconde j'ai choisi de quelle façon tout allait se terminer. Oui dans la vie il-y-a ceux qui subissent leur vie et ceux qui décident de se prendre en main. Personne ne naît comme il est, non on devient ce qu'on est. On se fabrique. J'ai décidé de faire de ma vie ce que j'avais envie, et les choix ont les a toujours. J'ai toujours choisi, même en me faisant baiser. Je l'ai choisi et au fond il n'y a que ça qui importe.

Dans la vie il-y-a les baiseurs et les baisés, je commence par la fin mais revenons quelques temps en arrière voulez-vous ? De ce temps où on comprend tout, où on comprend que même les baiseurs je les baise.



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Vous me retrouvez là :

X - April-sex-and-sun - X - Miix-up-fiction - X - Fiiction-Extensiion - X
X - Behind-the-mirror - X


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Je ne préviendrais que ceux qui laisseront un commentaire sur le dernier article.


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5ème fiction si je compte bien, mais ce n'est pas le nombre qui importe...

# Posté le mardi 26 février 2008 16:59

Modifié le mercredi 27 février 2008 06:30

CHAPiTRE 1

CHAPiTRE 1
Moi c'est Swain, délusionnée de la vie depuis dix-sept ans ... J'en ai dix-huit.

Je déteste ma mère botoxée jusqu'aux yeux qui ne pense qu'à retrouver sa jeunesse perdue depuis des décennies, je déteste mon père et ses pouffiasses qu'il rammène constament, de préférence mineures. Je déteste cet hôtel dans lequel je vis depuis que je me suis rendue compte que ç'en était un, je déteste me lever alors je dors le moins possible. Je déteste quand je suis défoncée autant dire tout le temps, je déteste toute cette drogue que j'ingurgite pour avoir l'impression d'aller mieux. Je déteste toutes les personne qui se retournent sur moi parce qu'il n'y a rien de plus agaçant. Je déteste le café ainsi que le thé et je déteste toutes ces personnes qui s'entête à m'en payer "parce qu'un jour tu aimeras ça". Je déteste mes semblables, encore adolescent n'étant jamais sorti de leur crise et toujours en position de victime ; "Le pauvre sa mère s'est suicidé en finissant le canard WC", "Oh regarde là elle s'est fait plaquée pour une mannequin russe" ou encore "Son père a fait faillite, c'est triste je l'aimais bien et en plus je l'avais pas encore baisée". Je déteste cette porshe décapotable que je conduis quand même offerte deux semaine après mon anniversaire par mon père. D'ailleur je déteste mon anniversaire car je ne sais jamais vraiment quand il est puisque mon cher géniteur peine à s'en souvenir et m'offre donc un cadeau d'anniversaire tous les mois. Je me déteste et je déteste ma vie. Je suis juste réaliste.




[ AxFeelingx0fxHatred ]




Alors que j'étais dans la boutique Gucci en train d'hésiter entre une paire d'escarpin noire et une blanche - pour finir par prendre les deux - il m'arriva ce que j'appelerais "l'élément déclencheur" de toute cette histoire. En effet quand je tendis ma carte de crédit platinium on me la rendit quelques secondes plus tard avec un sourire d'escuse.

- Désolée mademoiselle votre carte à été refusée.
- Comment ça refusée ? Et bien c'est votre machine qui déconne ! Recommencez !
- Nous avons déjà recommencé trois fois mademoiselle.


Un frisson glacé me parcourt l'échine alors que je lui tends ma seconde carte de crédit et que le même manège se répète jusqu'à l'épuisement de mes cartes.

- Il doit-y-avoir un problème avec la banque, laissez-moi régler ça.

La vendeuse me regarde d'un air contrit, mais qu'est-ce que j'en ai a foutre de sa pitié ? Je ne suis pas à court d'argent ! Je cherche dans mon répertoire la seule personne à même de me donner les informations que je recherche.

- Allô ?
- Hum ... Papa c'est moi.
- Ah, Swain. J'ai pas vraiment le temps fais-vite.
- Je suis chez Gucci là, ils ont refusé toutes mes cartes !
- C'est normal chérie j'ai vidé tous tes comptes.
- QUOI ?
- J'ai vidé tous tes comptes chérie.
- Comment ça t'as vidé tous mes comptes ? Mais pourquoi ?
- Il faut que tu apprennes la valeur de l'argent mon coeur.
- La valeur de l'argent ? La valeur de l'argent ? Mais tu la connais même pas toi-même cette putain de valeur !
- Bon écoute Swain, j'ai vraiment pas le temps là. Ca te dit qu'on dîne ensemble on en parlera ?
- Pff ... Okay.
- Bon rejoins-moi à 20 heures à ce restaurant italien là, juste en bas de la rue.
- Je fais comment pour mes chauss ...


Et je n'ai même pas le temps de finir ma phrase qu'il avait déjà raccroché et à peine me suis-je retournée que la vendeuse a déjà rangé les deux paires et me pousse légèrement vers la sortie.

Je rentre chez moi, à l'hôtel quoi. Je suis au dernier étage et il m'appartient dans sa totalité, je suis épuisée par cette mésaventure et m'affale sur mon lit avant de me reprendre et de me changer en vue du dîner avec mon père. Je me tape un ou deux rail de coke, je ne sais pas exactement de toutes façon j'ai arrêté de compter. J'enfile une robe courte et droite noire, des talons noirs et m'attache les cheveux. il est 20 heures 10 et je peux encore attendre un bon quart d'heure car mon père aura au moins une demi heure de retard.

Donc à 20 heures 30 je descends, traverse la rue jusqu'au lieu de rendez-vous et ai l'agréable surprise d'y trouver mon père.

- Bonsoir.
- Bonsoir ma chérie, tu as passé une bonne journée ?
- Non pas vraiment, tu t'en doutes.
- Justement si je t'ai fait venir c'est pour ça.
- Tu me jures que tu remets tout mon argent sur mes comptes ?
- Oui seulement il faudra que tu fasses quelque chose en contrepartie.
- Quoi ?
- Travailler.


Travailler ? Il en a de biens bonnes lui. Comme si une fille comme moi travaillait. Ca se saurait quand même, non il plaisante.

- Très drôle, non franchement ?
- Je ne rigole pas Swain, je t'ai déjà trouvé un emploi. Si tu passes six mois sans te faire renvoyer je réouvrirais tout tes comptes, tous sans exceptions.
- Tu rêves.
- Très bien, mais je me demande comment tu vas faire pour vivre sans rien.
- Non tu vas me donner du fric. Et tout de suite !
- Je ne reviendrais pas sur ma décision.
- Mais qu'est-ce qui te prend ? Tu veux jouer le père c'est ça hein ? Mais ça fait dix-huit ans que tu ne l'es pas ! Pourquoi maintenant ?
- Je n'ai rien a justifier. C'est comme ça un point c'est tout.


Je quitte rageusement la table sans avoir rien mangé et tape rageusement sur mon portable le numéro de mon chauffeur. Je lui demande de venir me chercher et de m'emmener au bar le plus proche. Une fois sur place je m'arrange pour qu'un type sans interêt visible me paye une tournée. Alors que je commence à sentir les effets de l'alcool je lui raconte le dilemne auquel je fais face. Il me répond calmement :

- J'imagine qu'il n'y a pas vraiment de choix dans le fond, travailler n'est pas si horrible que ça.

Et le pire c'est qu'il arrive à m'en persuader, je le rammène à l'hôtel pour mieux le virer le lendemain. Mais ma décision est prise je ne peux me permettre d'être à la rue.

- C'est bon c'est quoi ton boulot ?
- Ah ma chérie ! Tu es revenue à la raison. Viens dans mon bureau je vais t'expliquer.


Travailler ? C'est le pied, l'extase, mieux que tout ce que j'ai pu tester avant. J'en viens même à me demander comment j'ai fait pour vivre avant ça et j'en redemande. Non je déconne, ça craint. Je dois servir des cafés à longueur de journée à des gens que je hais et le pire c'est que je suis censée le faire en souriant. Non mais pour qui ils me prennent ? Je suis pas miss Etats-Unis non plus ! Cela ne fait qu'une heure que je travaille et j'en ai déjà marre. Je voudrais tout plaquer mais je crois que ce qu'il m'attend est encore pire. Je porte difficilement un plateau rempli de tasse de café jusqu'à une salle de réunion. Mon père et un autre homme s'y tiennent, ils discutent l'air grave.

- Swain ! Alors ton emploi te plaît ?
- Hum, non pas vraiment.
- Il faut commencer en bas de l'échelle ma chérie.
- C'est ta fille ?
Questionne l'homme d'une trentaine d'année plutôt séduisant assis aux côtés de mon paternel.
- Exact.
- Je crois qu'on a trouvé alors.
- Tu plaisantes j'espère ...
- Pas le moins du monde ! Réfléchis un peu elle a le physique de l'emploi ! Elle est parfaite.
- Je ne suis pas persuadé ...


Je me permet d'intervenir étant donné qu'ils parlent de moi.

- Papa ? Je peux peut-être donner mon avis ...
- En fait il s'agirait d'un emploi un peu particulier,
réponds l'homme, chez Universal nous avons un groupe qui faisait beaucoup, beaucoup de profit.
- Jusqu'il y a quelques temps en fait,
complète mon père.
- Oui, puis les ventes ont baissées, les produits dérivés ne se vendent plus. On a tout essayé, scandales, presse people. Tout. Plus rien ne marche.
- Je vois, mais en quoi j'interviens ?
Questionnais-je.
- Rompre leur contrat est hors de question, on y perderait trop d'argent. Il faut donc qu'ils démissionnent eux-mêmes ...
- Je crois que je vois où vous voulez en venir ... Vous voulez que je les pousse à tout plaquer ? C'est ça.
- Eh bien oui. Je comprendrais si vous trouvez cela peu étique mais nous somme dans une situation sans issue ...
- Je commence quand ?


Voilà enfin un boulot à ma hauteur où je pourrais m'épanouir pleinement. Je sens qu'on va s'amuser.

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Premier chapitre, premier verdict.
Je ne suis pas vraiment fière de moi j'ai pas bien introduit le sujet. Je n'imaginais pas ce premier chapitre si insipide et fade, n'oubliez pas de donner vos avis bons ou mauvais.
Sinon question purement technique, par rapport à la déco, le texte est facilement lisible ?



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# Posté le jeudi 28 février 2008 07:16

Modifié le lundi 16 juin 2008 07:29

CHAPiTRE 2

CHAPiTRE 2
Comme toute petite fille qui se respecte j'ai un jour décidé de prendre en main ma vie et ai planifié toute ma vie future, du mariage à l'enterrement. Mon mari m'aimerait comme jamais il n'avait aimé, notre couple dépasserait chaque épreuve ensemble et durerait au delà de la mort. Nous aurions trois enfants, premièrement une fille " Chelsea " et deuxièmement des jumeaux " Brandon&Steve ". Brandon serait atteint d'une grave maladie mais il se batterait tellement bien contre la maladie qu'il en viendrait à bout. Ma belle mère serait affreuse mais il s'avérerait par la suite que ce n'était qu'une imposteur et l'on retrouverait sa jumelle qui était dans le coma depuis des années, la vraie mère de mon cher mari qui, elle, serait adorable. Je mourrais à l'âge honorable de 102 ans dans mon sommeil, tout le monde serait heureux à mon enterrement et on passerait la chanson " My heart will go on " de Céline Dion. Oui plus j'y repense plus je me dis que je regardais trop " Amour, Gloire & beauté " et que c'est à cet âge là que j'ai fait une overdose de Céline Dion, de Ken&Barbie, de mes rêves mievreux. Les conséquences de cette overdose furent multiples, mais àprès cette overdose je su que je voulais mourrir jeune pour que tout le monde me pleure et que je leur manque tellement qu'il ne leur restera plus que le suicide comme seule alternative à leur malheur. Seulement personne ne viendra à mon enterrement à part papa, maman & le chien de maman. J'ai donc récemment décidé que je n'aurais pas d'enterrements, ou alors que je ne mourrais pas ... À voir.



*


David, le trentenaire séduisant, qui l'était encore plus à mes yeux depuis qu'il m'avait sauvé de ce boulot infamme pour m'en proposer un dont j'allais me délecter, oui donc David avait expressement fixé un rendez-vous pour le lendemain tout excité de sa trouvaille, autrement dit moi. Ce fut donc le coeur léger que je me rendis dans la même salle de réunion qu'hier et cette fois ci un grand sourire placardé sur mon visage - celui ci pourtant en option.

- Bonjour Swain.
- Bonjour.
- Bien, je v'ais t'expliquer dans les grandes lignes en quoi va constituer ta tâche.
- Allez-y.
- Bien tout d'abord nous allons t'envoyer en Allemagne. Parles-tu allemand ?
- Allemand, espagnol et anglais.
- Parfait. Bon ce groupe, à plusieurs semaines de repos dans un grand hôtel de la capitale. Ils sont censé avoir un étage de l'hôtel réservé mais suite à une malencontreuse erreur tu vas te retrouver au même étage qu'eux. Pendant toute la durée de la première semaine tu te contenteras d'observer pour mieux les connaître. Au bout de cette première semaine tu as carte blanche. Un compte te sera ouvert et tout tes frais seront couverts.
- Je peux savoir de quel groupe il va falloir que je " m'occupe " ?
- Non, je ne veux pas que tu en saches quelque chose sur eux. Au contraire le fait que tu ne les connaisse pas est un grand atout, tu n'auras pas à feindre l'étonnement quand tu sauras leur noms par exmple.
- Bien, je décolle quand ?
- Ce soir.
- Ce soir ? Il aurait fallu me prévenir avant !
- Mes assistants sont à l'instant en train d'emballer toutes tes affaires. Des questions ?
- Suis-je obligée de donner mon vrai nom ?
- Oh non ! Bien loin de là car si tu fais bien ton travail ils t'en voudront et tenteront sûrement de te retrouver pour te faire un procès ou je ne sais quoi d'autre. Et tout finirait par retomber sur Universal. Invente toi une vie et tout sera plus simple.
- Bien, j'imagine que l'on ne se revera pas avant un bon bout de temps ...
- Détrompe toi, je prends le même avion que toi.
- Ah,
fis-je agréablement surprise.

Je m'excusa d'un mouvement de tête et quitta la pièce d'un pas vif perché sur mes nouveaux escarpins Gucci blancs, j'avais finallement persuadé mon paternel de me les offrir et lui soutenant que mon anniversaire était ce mois ci. Je ne rentrais pas chez moi, rien que l'idée de voir des étrangers déballer mes affaires me donnait la nausée mais l'idée de faire mes bagages pour une durée indéterminée - la durée étant indéterminée cela pouvait être quelques jours comme quelques mois et comme il fallait envisagé le pire ce ne serait pas deux ou trois valises qu'il me fallait mais plutôt un camion de déménagement entier - moi même me donnait encore plus la nausée. Je décidais donc de me changer les idées en allant rendre visite à une connaissance.

Toutes les personnes que je fréquentent sont des connaissances, car justement je ne fais que les connaître, mais pas en profondeur. Ici la surface suffit. Je ne devrais même pas dire connaissance alors, mais connaissance de surface. Seulement c'est trop long et en ce moment la tendance est plutôt au diminutifs. En effet il est plus hype de dire champ' que champagne, caisse que voiture, fric qu'argent, on faisait une première de couv' et moi j'avais des connaissances. Donc j'allais voir cette connaissance - à force vous prendrez le pli vous aussi - là où j'étais le plus à même de la trouver au bar lounge où tout NYC - encore un diminutif ! C'est fou ils sont partout - je disais sonc où tout New York City se doit d'être. Sauf que tout New York City ne rentrerait pas, le quart de la population se ferait recaler rien qu'à cause de l'écriteau " Tenue correcte exigée " - ce qui entre nous n'est pas vraiment respecté car une fois j'ai vu entrer Cassie, une connaissance, à moitié à poil dans ce bar mais je pense que la liasse de billets qui sortait de ces bottes et de son string a suffit à convaincre le personnel de son bon vouloir - bref tout ça pour dire que la clientèle était surveillée de très près et n'entrait pas qui voulait. Je n'étais donc pas " qui voulait " car je n'eu aucun problème à passer les portes du bar, il faut reconnaître que sinon j'aurais des problèmes tous les jours si je n'entrait pas étant donné le temps que je passe dans cet endroit.

- Hé chérie ! Je suis là.

Ca c'est Kate, si vous ne connaissez pas son nom c'est que vous ne savez pas lire. Où que vous êtes aveugle, elle sort tellement souvent qu'elle est tous les jours dans le supplement du Diary Times. Oui celui où on voit tout ces jeunes décerébrés, les yeux carrément défoncés et portant des vêtements que vous n'oseriez même pas toucher. Mais ces jeunes là vous les enviez secrètement, et vous vous dites que peut-être dans une autre vie ... C'est bien les illusions ça vous maintient un homme en vie ça.

- Ca va Sissy ?

Kate à la facheuse habitude de donner des surnoms à quicquonque elle rencontre, il faut croire que mon prénom n'est pas propice à un surnom plus beau que " Sissy " car elle m'appelle ainsi depuis bientôt cinq ans.

- Arrête de m'appelle Sissy, moi c'est Swain.

Je pris place sur la chaise à sa droite.

- Mais je sais ton prénom !
- Tâche de t'en souvenir pour la prochaine fois alors.
- Tes escarpins sont fantastiques ! Je pensais justemment prendre les mêmes en noirs !
- Je les ai en noir aussi.
- Oh,
dit-elle en essayant de cacher son air déçu.
- J'te permets de les acheter quand même parce que devine quoi ?
- Heuuu ... ils sont trop petits ?
- Je pars pour l'Allemagne dès ce soir !
- Le pays où il pleut tout le temps là ? Celui qu'on a vaincu en France ?
- À peu de choses près ouais.
- Oh ma pauvre chérie ! Qu'est-ce qu'à encore inventé ton père pour t'envoyer la bas ? Qu'est-ce que je te plains !
- Mais non ! Mon père n'y est pour rien, j'vais prendre quelques vacances.
- Ben fallait le dire tout de suite ! J'appelle Emily on vient avec toi !
S'exclame-t-elle exastique.

J'attrape son poignet déjà prêt à appuyer sur la touche appeller de son portable.

- Non pas cette fois Kate.
- Ah. Je viendrais seule alors ?


Je secoue la tête un air navré sur mon visage, navrée de devoir tout expliquer à Kate pas vraiment futée.

- Non j'y vais seule.
- Seule ?! Mais pourquoi faire ? Tu vas bien en vacances non ? À quoi ça sert d'aller toute seule en vacances ?
- Je veux juste ... me reposer.

J
e ne sais pas pourquoi je ne lui parlais pas de mon travail, peut-être était-ce un réflexe idiot d'autoprotection. Mais je ne vois pas en quoi il a lieu d'être ... Ceci étant Kate changea tout de suite de comportement et sembla s'illuminer comme si elle avait compris d'un coup.

- Ah oui ... Se reposer.

Elle me lança un clin d'oeil appuyé que j'étais censée comprendre, je ne m'en préoccupa pas et continua sur ma lancée.

- Oui tu vois en ce moment ça va pas fort. J'ai besoin de me resourcer tu vois ? Me retrouver avec moi même.
- Oui, je comprends. C'est une sage décision.


Elle balançait sa tête de bas en haut pour coller avec ses propos et moi j'étais de plus en plus perdue.

- Je trouve aussi.
- C'est très courageux de ta part Sissy.


Courageux ? Mais en quoi était-ce courageux ?

- Je t'ai déjà dit mille fois de ne pas m'appeler S... Attends une minute ! De quoi tu parles ?
- Ben ... de ton voyage en Allemagne ... Pour te " reposer " ...
- Comment ça pour me " reposer " ?
- Ta cure quoi ! J'trouve ça cool.
- Ma cure ? Ma cure de quoi ?
- Tu vas bien en désintox' non ?


En désintox' ? Cela faisait longtemps que je doutais de l'esprit de Kate mais maintenant cela ne fait plus aucuns doutes, elle ne comprends en rien les sous entendus. Ou plutôt si mais elle les interprète à sa manière. Je décidais de laisser courrir car après tout qu'est-ce que ça pouvait faire que tout le monde crois que je suis en désintox' ? De nos jours c'est presque cool, on y retrouves des stars comme Pete Doherty, Kate Moss ou encore Amy Winehouse. Alors va pour la cure !

- Ouais c'est exactement ça. J'apprécierais que tu le gardes pour toi.

La meilleure façon pour que tout le monde soit au courant était de demander à Kate de ne pas répéter quelque chose. Car si on lui parlait en faisant comme si ce n'était pas important elle ne releverait pas et ainsi vous pourriez lui dire que vous avez tué votre arrière grand mère hier elle croirait que vous lui parlez de votre chat décédé il-y-a dix ans.

- Tu as ma parole.


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Plutôt contente de moi pour la première partie du chapitre. Un peu moins pour le reste qui est plutôt futile et pas très nécessaire pour l'avancement de l'histoire.
Pour ce qui est de cette fiction il semblerait qu'elle m'inspire plus que tout autre sujet déjà traité étant donné que j'écris très facilement et en plus grande quantité qu'habituellement. Ce dont je ne peux que me réjouir 8D
Vous remarquerez que j'ai un peu grossi le texte, j'espère que cela vous convient mieux à présent (surtout étant donné le mal que j'ai eu à tout changer =X )

Maintenant donnez moi un peu vos avis, remarques suggestions ou encore hypothèses pour la suite ... Que sais-je ?



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# Posté le jeudi 28 février 2008 18:19

Modifié le lundi 16 juin 2008 07:32

CHAPiTRE 3

CHAPiTRE 3
Quatre adolescents, enfin plus tellement adolescents que ça ... Ils n'ont pas vraiment eu le temps de passer par ce stade propulsés trop vite dans l'univers impitoyable des adultes. Donc nous dirons quatre majeurs - car oui ces quatres jeunes hommes ont tous fêtés leur dix-huit printemps - dans un hôtel. Les hôtels c'est presque comme les maisons pour eux, de toutes façons ils peuvent aussi bien acheter des hôtels que des maisons alors où est la différence ? On dirait qu'ils aiment tellement les hôtel qu'ils en ont fait leur slogan, "Tokio Hotel" oui c'est ça. Comment un groupe aussi connu peut-il aujourd'hui avoir une vie normale ? Un groupe si connu ? Oui mais sur le déclin ... Et ce depuis plusieurs mois déjà seulement ça ils ne le savent pas et on fera tout pour qu'il ne le sachent pas et que tout leur soit enlevé du jour au lendemain pour que la chute soit encore plus dure, et oui le monde des adultes c'est ça. Après on y est ou on y est pas mais ils n'ont plus d'autres solutions c'est trop tard. Ils n'étaient pas prêts mais n'ont plus le choix, ils ne le savent pas mais bientôt s'entamme une longue et difficile descente vers des bas fonds dont ils ne soupçonne même pas l'existence. Tout perdre et d'autant plus difficile qu'on a tout eu, surtout quand on est sûr que ça durera pour toujours.



*



Deux jeunes gens dans une luxueuse chambre d'hôtel, un portable mettant fin à leurs étreintes fougueuse. Une certaine jeune fille couroucée que son prétendant daigne répondre la laissant ainsi en plan, lui n'en a que faire.

- Oui ?
- Je veux que tu viennes me chercher.
- Bill c'est toi ? Qu'est-ce que tu as encore fait ?
- J'ai rien fait, je veux juste que tu viennes me chercher.
- T'es où ?
- Je m'en fiche éperdument. Je veux rentrer bordel !
- Je te rammène à l'hôtel mais pour ça il faut que tu me dises où tu es.
- Je veux pas retourner à l'hôtel je veux retourner chez moi putain. Je saurais même plus dire où c'est !
- Bill écoute moi, calme toi. Tu peux me dire où tu es ?
- Je veux juste rentrer ...


La ligne fut coupée et le jeune homme lança son portable à travers la pièce de rage avant d'aller le chercher au cas où il louperait une communisation d'une importance capitale.

- On reprend où on en était mon chéri ?

Il secoua la tête pour essayer de se souvenir à qui appartenait cette voix avant de se retourner vers la jeune fille.

- Non ça va pas le faire mon frère à des problèmes.

Elle esquissa une moue dans l'espoir de le faire changer d'avis puis soupira.

- Très bien, tu rentres à quelle heure alors ?
- Je ne sais pas mais quand je le ferais j'aimerais bien que tu ne sois plus là.


Elle afficha une mine outrée puis fit jaillir des larmes de ses parfaits yeux bleus mais voyant que ça ne changera rien éclata de colère.

- Comment tu peux me jeter comme ça alors qu'on est ensembles depuis six mois ?
- Je sais pas je le fais c'est tout.
- Tu devrais prier Dieu chaque matin de te reveiller avec une fille comme moi tous les matins.
- Je ne crois pas en Dieu.
- Tu crois que tu vas en trouver une autre juste en claquant des doigts ? Tu rêves ! Peut-être que tu es enfermé dans ta bulle de célébrité mais moi je vois bien ce qui se passe dehors ! On parle de moins en moins de vous, ce n'est plus qu'une question de mois avant que vous retombiez dans l'anonymat.


La jeune fille semblait avoir trouvé le point sensible du jeune homme car celui ci se surprit à hurler.

- Ce n'est pas vrai ! Jamais on ne retombera dans l'anonymat on est trop connu pour ça ! Et puis tu es gentille tu dégages.

Elle lui jeta un dernier regard haineux puis attrapa son sac à main et claqua rageusement la porte de la suite. Lui se contenta de passer ses mains sur ses yeux dans un geste d'impuissance. Où pouvait-il bien être ?

Dans la pièce d'à côté c'est encore un téléphone qui vient interrompre l'action en déroulement, dans ce cas là une sieste.

- Mmmh ?
- C'est fou la conversation que tu peux avoir Georg.
- Tom.
- Ouais c'est moi. On dirait que Bill a ... il a recommencé.
- Oh non pas encore.
- Je préférerais que ce soit faux.
- Je vais prévenir Gustav.
- Merci.


Et c'est quelques instants plus tard que les trois jeunes gens se retrouvent dans le couloir de l'étage où se trouvent toutes leur chambres.

- Bon, Georg tu vas dans cet espèce de bar lounge où il lui arrive d'aller. Gustav tu t'occupes de la grande rue en bas. Moi je vais aller voir en centre ville.
- C'est bon.
- Vous avez vos portables ?


Chacun brandit l'engin de la main droite pour confirmer ses propos.

- On se donne quelle heure avant de prévenir David ?
- Minuit.


Ils montèrent dans le même ascenceur mais prirent des directions différentes une fois sortis de la machine.

Plusieurs heures passèrent et le premier à revenir fut Tom, il était alors 23h30 et ce dernier était exténué d'avoir passé la ville au peigne fin retraçant tout les endroits où son frère était susceptible d'aller tout en ayant la peur de se faire démasquer par une fan ou encore pire un paparazzi. Il ésperait que du côté de Gustav et Georg ça allait mieux mais il n'était pas vraiment confiant. Pour les attendre il décida de se prendre un verre au bar de l'hôtel. Il s'assit sur un des tabourets du comptoir et commanda une bière. Il parcoura rapidement la pièce du regard et bloqua sur une silhouette dans un coin. Il soupira bruyamment et prit sa bière avec lui afin de se diriger vers cette table.

- Gustav, Georg et moi on t'a cherché dans toute la ville et t'étais là ?
- Vous n'avez même pas eu l'idée de regarder dans l'hôtel ...
- C'aurait été plus simple si tu m'avais dit où tu étais au téléphone.


Son frère qui jusqu'alors baissait le regard comme un signe de désinterressement profond leva doucement la tête et planta son regard dans le sien sans un mot. Tom remarqua alors le nombre de verres vides qui jonchaient la table vestiges des dernières heures de Bill.

- Pitié dis-moi que tu n'étais pas seul et qu'il-y-a quelqu'un qui t'as aidé à boire tout ces verres.
- Et encore c'est rien le serveur en a enlevé la moitié.
- Tu es completement mort Bill. On va monter et je vais te coucher d'accord ?


Il haussa le sourcil en signe de défi, Tom n'était pas d'humeur à jouer d'autant plus qu'il était à bout de force après cette randonnée forcée en ville.

- Bill joue pas à ça avec moi. Allez viens.
- Je n'ai aucune envie de monter.
- Tu vas m'écouter. Tu m'appelles en pleine déprime me demandant de venir te chercher. Je me tape tout la ville pour tes beaux yeux et quand enfin je trouve monsieur au bar de l'hôtel que je n'aurais jamais dû quitter celui ci décrete qu'il n'a pas besoin de moi. Tu vois la vie c'est pas ça, on prend pas les gens comme ça pour mieux les jeter après.
- C'est bon t'as fini ? Je suis désolé de t'avoir appelé mais je pense que je vais rester encore quelques heures à cette table et que je vais encore boire de ce cocktail délicieux.
- Oui ça c'est que tu crois.


Tom se leva brusquement de sa chaise, agaçé fortement par le comportement je m'en foutiste de son frère et le saisi par le coude. Celui ci ne s'y attendant pas tomba de sa chaise laissant le jeune homme porter tout le poids par une main. Bill n'appréciant que très peu les techniques peu psychologiques de son frère mit tout son poids pour s'asseoir et ainsi entrainer son frère avec lui. Ils se retrouvèrent l'un sur l'autre à même le sol. Tom se releva facilement mais ce fut plus difficile pour Bill surtout si on compte le manque de volonté dont il faisait preuve. Les deux frère finissait toujours par tomber par terre. Puis les forces de Bill le quittèrent ce qui permit à Tom de porter son frère, plutôt difficilement, jusqu'à l'ascenceur. Leur étage était le sixième, si personne ne montait dans l'ascenceur ils y seraient dans moins de cinq minutes. Tom priait pour que cela ne dure pas plus des cinq minutes prévues car il ne pourrait supporter son frère plus longtemps. Il semblerait que ses voeux furent excaucés et Tom pu soupirer de soulagement quand les portes de l'ascenceur s'ouvrirent en un tintement. Etant donné qu'ils étaient les seuls à cet étage Tom laissa son frère dans le couloir sans craintes. Il entra dans sa chambre en furie et attrapa une carafe d'eau pétillante qu'il vida sur la tête de son jumeau. Ce dernier ne sembla pas apprécier la douche et se leva d'un bond hurlant des obscenités.

- Mais t'es con ou tu le fais exprès ?! T'as vu ma gueule maintenant ? Va falloir que je passe des heures pour réparer les dégâts ! Et pas question que quelqu'un me voit comme ça. Putain je me demande ce que j'ai fait au bon Dieu pour hériter de ça.

Et il pointa rageusement Tom du doigt qui attendait patiemment que la crise de nerf passe. Souvent ça prenait du temps, et aujourdh'ui ne ferait pas exception à la règle. Les portes de l'ascenceur vinrent cependant interrompre le monologue de Bill. Ils ne détournèrent même pas la tête pour voir les nouveaux arrivants, ce ne pouvait être que Gustav ou Georg, ou les deux. Quoique ce fut cela n'aurait rien changé à la colère d'un Bill ivre et trempé.

- Ah Bill t'es là ! S'exclama Gustav
- Non tu vois très bien je danse sur les tables à Paris.
- Pas la peine de la prendre comme ça. Putain Tom t'aurais pu nous avertir que tu l'avais trouvé on aurait encore pu chercher longtemps !
- J'peux pas penser à tout ! M'occuper de Bill c'est déjà bien assez compliqué comme ça.
- Ouais en gros nous on compte pas c'est ça ? Bien la prochaine fois ne compte pas sur moi pour chercher TON frère.
S'insurgea Georg.
- Pareil pour moi, j'en ai marre de courrir après notre chanteur égocentrique pour aider et toujours finir par me faire blâmer. C'est fini. Décreta Gustav.

Et sur ces propos plutôt vemineux que les portes de l'ascenceurs s'ouvrirent pour la troisième fois de la journée. Cette fois ci tous tournèrent la tête pour aperçevoir qui osait fouler le couloir de l'étage qui leur était attribué.

- David ! Mais qu'est-ce que tu fais ici ? Questionna Gustav.
- Je suis revenu plus tôt que prévu. On a un lèger problème les gars.

Quand David disait "qu'on avait un lèger problème" avec ce sourire d'excuse c'était rarement bon signe, tous se figèrent attendant la mauvaise nouvelle.

- L'hôtel à comme qui dirait oublié que cet étage vous était réservé ...

Et c'est dans toute cette agitation que j'allais arriver, j'étais toute excitée de mon nouveau boulot. Comme si j'avais enfin une vocation, un but dans la vie. Je sentais qu'il fallait que j'aille jusqu'au bout, je sentais que j'allais m'éclater.



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Un jour de retard par rapport à la date fixée =S
Mon ordi m'a lâché dès que j'ai voulu poster l'article ><
Bon passons au contenu ; je voulais introduire les nouveaux personnages, "Tokio Hotel", mais je trouve ça pas terrible & assez fade.
Que pensez-vous que Swain va faire ?
Les possibilités peuvent être très nombreuses ... Vos avis sont très importants pour moi =)



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# Posté le samedi 22 mars 2008 20:07

Modifié le lundi 16 juin 2008 07:30

CHAPiTRE 4

CHAPiTRE 4
New York - Berlin ça fait une sacrée trotte quand même, avion oblige. Je ne suis pas fana des avions pour ne pas dire que je ne supporte pas. Ce n'est pas la peur de m'écraser sur une île déserte me nourrissant uniquement de mouches sauvages pour finir par en attraper une portant le virus du choléra qui me taraude, mais tout simplement l'inconfort dont les compagnies de l'air font preuve. Ces hôtesses de l'air trop belle avec leur sourire colgate, ces stewarts - plus classe que "hôtesse" pour les hommes - qui se mettent trop d'eau de cologne, ces films passés au cinéma depuis des lustres et en plus faisant le plus honte au septième art faisant passer un film à l'eau de rose pour un chef d'oeuvre, mais par dessus tout ce que je détestait c'était m'ennuyer. Et c'était ce que je faisais le plus clair de mon temps dans ces engins volants. Alors ne me parlez pas de l'Allemagne et de ces innombrables heures de vols sans compter le décalage horaire. J'allais arriver archi-cernée dans le pays et crevée qui plus est !



*



- Comment ça l'hôtel a "comme qui dirait oublié que cet étage vous était réservé" ? Demanda Tom en haussant le sourcil.
- Et bien ils ont enregistrés une personne à cet étage, et il leur est impossible de décommander.
- Mais c'est pas possible ça ! Ils peuvent pas faire leur boulot putain ? Quand on dit personne à cet étage c'est personne, c'est pourtant pas si compliqué que ça merde !
- Ecoute Bill ne t'emporte pas je vais m'arranger pour que vous ayez un autre hôtel dans le courant de la semaine.
- Ah non pas question qu'on change d'hôtel parce que quelqu'un vient s'installer ici ! C'est pas à nous de partir ! D'ailleur c'est qui ? Pourquoi ils ne l'ont pas changé de chambre ?
Questionna Bill.
- Je ne sais pas ils ne l'ont pas précisé, mais apparemment cette personne est seule et américaine. Elle tenait absolument à avoir cette chambre là.
- Un américain pour courronner le tout ! Bon voyons le point positif on est relativement pas trop connus là bas donc on a peut-être une chance de continuer à vivre tranquillement ?
Continua Bill sur un ton hargneux.
- Tranquillement ? TRANQUILLEMENT ?! Non mais tu te fous de ma gueule Bill ? Depuis quand vis-t-on tranquillement ? Surtout depuis que tu as décidé que plus rien n'irait tranquillement ! Mais je rêve là. Quelqu'un vient perturber ton petit quotidien renfermé sur toi même et c'est le drame ! Non mais regarde un peu autour de toi avant de parler comme ça. Ne put se retenir Tom.
- Je fais ce que je veux. Répondis Bill faute d'arguments plus pertinents.
- Oui lorsque ça n'atteint pas la liberté d'autrui ! Ce qui n'est pas vraiment le cas.
- Bon les gars je comprend parfaitement que vous ayez des problèmes à régler mais je vais devoir y aller, je ne vous vois pas avant deux bonnes semaines. Essayez de ne pas trop faire souffir votre nouveau colocataire, je compte sur vous ! Bye.


David ne se fit pas attendre et prit la poudre d'escampette au plus vite. Georg et Gustav se replièrent tout deux dans leurs chambres respectives. Laissant Bill et Tom se regarder en chien de faïence se défiant de parler le premier. Tom détourna son regard rageur et le posa sur le plafond. Bill s'avança et commença à ouvrir la bouche alors que Tom allait parler.

- Je ...
- Tu ...


Ils avaient parlé et s'étaient arrêtés dans leur lançée en même temps.

- Je suis désolé
- Tu sais j'en fais pas pas exprès.


Encore une fois leurs mots avaient surgi au même moment mais ils avaient compris le fond de la pensée de l'autre. Ils se reconciliaient pour mieux se disputer. Alors que Tom allait prendre la parole il fut une énième fois interrompu par le tintement de l'ascenceur. Ils se tordirent presque le cou persuadés que c'était le nouvel arrivant mais quel ne fut pas leur surprise quand ils virent sortir de la cage un employé de l'hôtel portant un chariot contenant un monticule de bagages. Des valises de toutes sortes et de toutes les couleurs.

- C'est une fille. Déclara Tom.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Tu vois la valise Vuitton là ? Ca peut appartenir qu'à une fille ça.
- J'ai la même.
- C'est bien ce que je disais.


Bill adressa un regard meurtrier à son frère et ils se remirent tout deux à regarder avidemment l'employé ranger les valises dans la chambre jusqu'alors vide de l'étage. Quand celui ci revint le chariot vide Tom l'approcha.

- Excusez-moi pouvez-vous me dire à qui appartient toutes ces valises ?
- L'hôtel n'est pas apte à donner ce genre d'informations.
- Vous nous devez bien ça ! Cet étage nous était normalement réservé !
- Je suis sincérement désolé monsieur, je ne sais pas moi même à qui elles appartiennent.


Tom lança un regard hautain à l'employé et retourna auprès de son frère qui le regardait amusé.

- Qu'est-ce qui te fait marrer ? Que je rigole un bon coup moi aussi.
- Non rien. Je vais me coucher.
- Ouais c'est ça, bonne nuit Bill.


Ils repartirent chacun dans leur chambre en traînant des pieds.

Pour ma part j'attendais le milieu de la nuit pour arriver dans ma suite quand tout le monde serait couché histoire de ne pas trop faire de vagues. Pendant toute la première semaine j'allais devoir me contenter de me poser en spectatrice et ce serait sûrement la partie la plus difficile de mon boulot. Il était donc minuit heure européenne et j'avais trois heures à tuer. Directement après l'aéroport j'avais sauté dans un taxi et lui avait demandé de rester en stationnement le temps de réfléchir à où est-ce que j'allais aller étant donné l'heure. Rien ne m'est venu à part aller en boîte, ce fut donc ma cible pour la soirée. Je n'étais allée que deux ou trois fois en Allemagne et connaissait donc que très peu le coin, pour ce soir je ne voulait pas risquer de me retrouver dans une soirée complétement à la ramasse et j'optais donc pour un de mes souvenirs flous. Quand le taxi me déposa une longue attente m'attendais avant d'avoir le plaisir de rentrer. J'étais seule et pas vraiment d'humeur à patienter je ne pris pas même la peine de me mettre à la suite de la file de gens et me dirigea directement vers un des videurs. Celui ci me fit comprendre d'un signe de la main de faire la queue. Je passais outre et m'approchais de lui. A bonne hauteur je lui glissais quelques billets dans la main, il refusa d'un signe net de la tête et je triplais la mise. Il devint plus conciliant et je pu enfin entrer.

Il n'y-avait qu'une salle et un bar situé sur une estrade en hauteur par rapport à la piste de danse. Il y avait beaucoup de monde comparé à l'espace disponible ce qui rendait la circulation presque impossible. Je destestait cet impression de confinement, si j'avais su je ne serait pas venue mais je devais être tellement défoncée la dernière fois que je n'avais pas du m'en rendre compte. Contre toutes attentes je me dirigeais vers les toilettes, celles ci toujours pleines de filles désirant se rassurer sur leurs aptitudes à plaire. N'ayant aucunnement l'envie ni la patience d'attendre je prenais la porte des toilettes pour hommes et comme je m'y attendais il n'y avait personne. Une fois dans la cabine je sortis ma poudre de mon sac à main et me fit deux rails bien traçés sur la cuvette des toilettes. Je roula un billet de 50 euros et m'enfila les deux rails en temps records. Un peu plus décontractée j'allais me laver les mains le sourire aux lèvres quand je m'aperçus qu'il-y-avait quelqu'un dans la cabine d'à côté. Alors que la personne allait en sortir je m'éclipsa tremblante sur mes hauts talons. Une fois libérée de toute la blancheur des cabinets je me retrouvit dans la noirceurs de la nuit. Plus rien n'avait d'importance et le mot d'ordre était "s'éclater". Au centre de la piste je dansais avec qui passait par là, tout sexes confondus. Je dus comptabiliser une dizaine de mains baladeuses, une autre dizaine de langoureux échanges de salives et une centaine de matage peu discrets. Dans les environs de deux heures du matin j'estimais que j'avais laissé assez de temps s'écouler et pouvait ainsi rentrer à l'hôtel en tout sérénité. Je sortis toute éxcitée par ce surplus d'excitation dans la fraîcheur de la nuit, il n'y avait plus grand monde à attendre sur le trottoire et pris place auprès de mon videur préféré. À cet instant commençait ma nouvelle vie, il fallait tout oublier jusqu'à mon nom jusqu'au fait que je parlais allemand. Enfin jusqu'à ce que j'ai assez joué avec ces gamins.

- Please can you call a cab for me ? [S'il vous plaît pouvez-vous appeler un taxi pour moi ? ]

Il s'effectua et m'informa qu'il serait là dans dix minutes. Je sortis machinalement une cigarette, je ne fumais que très peu car je n'en voyais pas l'interêt. Seulement je n'avais rien à faire et il ne faisait pas très chaud. C'est donc la clope à la main que je cherchais dans les fonds de mon sac un briquet esseulé.

- Tenez.

Je me tournais vers la voix, un jeune homme dont je ne pouvais distinguer les traits à cause de l'obscurité me tendais un briquet allumé.

- Thank you.

Il se mit à côté de moi je ne pouvais donc que le voir de profil, en plissant les yeux je pouvais voir qu'il avait le visage fin, il était sûrement beau. Il portait une veste bizarre avec une capuche rabattue sur la tête et un jean usé. Quand enfin le taxi arriva nous nous avançâmes tout deux mais le vigile fit comprendre à l'homme que c'était le mien. Je ne lui proposais même pas de le partager avec moi, à quoi bon ?

- The Grand Hyatt Berlin, please.

Ma tête avait à peine touchée le cuir des siège que je m'endormis.


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Chapitre de transition je dirais, on en sait un peu plus sur certains personnages sans vraiment en savoir ^^
Pas grand chose d'interessant donc mais je promet un chapitre suivant avec plus d'action =D
Sinon tout les dialogues sont en allemands sauf ceux en anglais (--')
Maintenant que j'ai retrouvé mon ordi chéri les chapitres seront moins espacés.
Qui est le jeune homme ? Est-il seulement important dans l'histoire et si oui Swain le revera-t-il ?
Quelle nouvelle vie Swain va-t-elle s'inventer ?

(Vous saurez tout ça dans le prochain épisode de AxFeelinfx0fxHatred ! Mais avant une courte de page de publicité ... Je déconne --')
Je vous aime lectrices adorées <3 <3



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# Posté le mercredi 02 avril 2008 16:15

Modifié le lundi 16 juin 2008 07:37